L’enlèvement d’un véhicule par la fourrière entraîne automatiquement des frais, dont le montant varie selon la commune et la taille du véhicule. Un simple stationnement gênant peut suffire à déclencher la procédure, même en l’absence de risque immédiat pour la circulation.
Le paiement de l’amende n’est pas toujours suffisant pour récupérer le véhicule ; d’autres démarches et frais s’ajoutent systématiquement. Certaines situations permettent de contester la mise en fourrière, mais les délais d’action sont courts et strictement encadrés par la loi.
Pourquoi votre véhicule peut-il être mis en fourrière ? Les situations à connaître
La mise en fourrière d’un véhicule ne résulte jamais d’une simple humeur passagère. Tout est balisé par le code de la route, qui précise les circonstances où un véhicule peut être enlevé sur décision des forces de l’ordre. Le spectre est large : stationnement gênant, stationnement dangereux ou stationnement abusif figurent parmi les motifs les plus courants. Qu’un véhicule bloque une sortie de garage, un passage piéton, une piste cyclable ou un accès réservé aux pompiers, et la sanction tombe sans préavis. Sur place, un agent de la police judiciaire ou un officier municipal tranche, sans tergiverser ni délai superflu.
Un autre cas de figure s’impose : le défaut de contrôle technique. Circuler sans ce précieux sésame à jour, c’est s’exposer à une mise en fourrière pure et simple. Dans certains dossiers, le procureur de la République intervient, notamment pour confirmer ou lever une mesure, surtout en cas d’infraction grave. Parfois, la préfecture prend la main, notamment après confiscation du véhicule ou excès de vitesse particulièrement sévère.
Voici les principales situations pouvant conduire à la mise en fourrière :
- Stationnement gênant, dangereux ou abusif
- Absence de contrôle technique valide
- Infractions caractérisées au code de la route
La règle est claire : tout ce qui menace la sécurité ou entrave la fluidité de la circulation peut justifier une mise en fourrière pour infraction. Un simple panneau d’interdiction suffit parfois, mais la décision ultime appartient toujours aux forces de l’ordre. C’est le code de la route qui encadre l’intégralité de la procédure.
Procédure de mise en fourrière : étapes clés et démarches pour récupérer son véhicule
La procédure de mise en fourrière suit une séquence définie par le code de la route. Tout commence sur la voie publique : un agent assermenté constate l’infraction, dresse le procès-verbal et fait appel à une remorqueuse. L’enlèvement du véhicule a alors lieu, souvent sous le regard des passants ou des riverains. Depuis la réforme de 2021, chaque enlèvement effectif est accompagné d’une fiche descriptive détaillant l’état du véhicule, avant même son déplacement.
Le propriétaire reçoit rapidement une notification de mise en fourrière : par courrier recommandé ou remise directe si la personne est présente. Ce document indique l’emplacement où le véhicule est retenu et précise les modalités pour le récupérer. Pour entamer la démarche, il faut présenter trois documents impératifs : permis de conduire en cours de validité, attestation d’assurance, et certificat d’immatriculation. Sans ce trio, pas de restitution possible.
Un téléservice national, accessible via les sites officiels, permet d’identifier l’adresse exacte de la fourrière où se trouve le véhicule. Passé trois jours sans récupération, un expert automobile est missionné pour évaluer l’état du véhicule : si la valeur est dérisoire, la destruction pourra être enclenchée dès le dixième jour. Dans les autres cas, une vente devient possible au bout de quinze jours, dans des conditions strictement définies. Il vaut donc mieux agir vite pour éviter de voir son véhicule disparaître définitivement.
Combien coûte une mise en fourrière ? Détail des frais et amendes à prévoir
La fourrière ne fait pas de cadeau. Dès l’enlèvement, le compteur commence à tourner : pour retrouver son véhicule, le propriétaire doit régler plusieurs frais, dont les montants sont fixés par arrêté ministériel. L’addition grimpe d’autant plus vite dans les grandes villes.
Sur l’ensemble du territoire, les frais d’enlèvement s’élèvent à 127,65 €. À Paris, le tarif monte à 150 €, conséquence d’une réglementation locale plus corsée. S’ajoutent ensuite les frais de garde journalière : 6,75 € dans la majorité des communes, mais 10 € à Lyon, Marseille et Toulouse, et jusqu’à 29 € par jour à Paris. Chaque jour supplémentaire pèse lourd dans le calcul final.
Voici les principaux frais à anticiper :
- Frais d’enlèvement : 127,65 € (150 € à Paris)
- Garde journalière : 6,75 € (10 € à Lyon, Marseille, Toulouse ; 29 € à Paris)
À ces montants s’ajoute l’amende liée à l’infraction : stationnement gênant, dangereux ou abusif, ou absence de contrôle technique. Selon la gravité, le total varie de 35 € à plus de 135 €. Impossible de récupérer le véhicule sans avoir réglé tous les frais dus. Les paiements se font généralement sur place, parfois par carte bancaire, parfois en espèces selon la fourrière.
Il faut garder à l’esprit que chaque commune peut ajuster ses tarifs dans certaines limites, mais la base reste nationale. Ce système vise à dissuader les infractions et à responsabiliser les conducteurs.
Quels sont vos droits et comment réagir face à une mise en fourrière ? Conseils pratiques pour les automobilistes
Lorsque la notification de mise en fourrière arrive, la vigilance s’impose. Il faut immédiatement vérifier que la procédure respecte toutes les règles : la décision doit venir d’un officier ou agent de police judiciaire, et l’avis doit détailler le motif, la date, l’heure et le lieu d’enlèvement. Ce document est indispensable pour toute démarche, y compris pour contester.
Pour récupérer rapidement votre véhicule, munissez-vous impérativement de votre permis de conduire, de l’attestation d’assurance et du certificat d’immatriculation. Au-delà de trois jours sans réaction, une expertise sera réalisée ; si le véhicule a peu de valeur, il pourra être détruit dès le dixième jour, ou vendu après quinze jours. L’action rapide évite des déconvenues irréversibles.
En cas de désaccord sur la mise en fourrière, il est possible de saisir le procureur de la République ou le préfet avec un dossier argumenté et des preuves à l’appui. Si la décision est annulée, le remboursement des frais engagés peut être exigé. Un avocat peut accompagner la procédure, et le juge judiciaire peut même statuer sur une indemnisation.
Mais attention : s’opposer à l’enlèvement n’a rien d’anodin. Les sanctions sont sévères : jusqu’à trois mois de prison, 3 750 € d’amende, retrait de six points sur le permis, suspension de trois ans et travaux d’intérêt général. La loi ne laisse aucune place à l’improvisation ou au coup de sang.
La fourrière, ce n’est jamais une fatalité, mais le chronomètre tourne dès le premier PV. Pour éviter que votre voiture ne disparaisse pour de bon, mieux vaut connaître vos droits, réagir vite et garder la tête froide au moindre accroc.


