456 km/h. Ce n’est pas un fantasme d’ingénieur, ni un chiffre surgissant d’un simulateur. C’est la marque réelle, officielle, que la Voxan Wattman a gravée sur l’asphalte du Kennedy Space Center en novembre 2021, propulsée par un moteur électrique, et rien d’autre. Pendant ce temps, la Kawasaki Ninja H2R, monstre thermique dédié à la piste, plafonne à 400 km/h dans ses meilleures conditions, loin derrière le missile monégasque.
Se focaliser sur la puissance maxi ou la vitesse de pointe, c’est oublier que la victoire ne se joue jamais sur une simple fiche technique. Quand la vitesse grimpe, d’autres paramètres s’invitent : le poids, la stabilité à des allures extrêmes, la capacité à évacuer la chaleur… Des éléments rarement mis en avant, mais qui font toute la différence, surtout face à la montée en puissance de la technologie électrique.
Au sommet de la vitesse : pourquoi la Voxan Wattman bouscule tous les codes
La Voxan Wattman n’est pas qu’un prototype de plus. Sur la piste du Kennedy Space Center, elle a franchi la barre mythique des records mondiaux de vitesse en catégorie moto électrique avec une pointe homologuée à 456 km/h. Il y a derrière cette réussite une vision claire : celle de Gildo Pastor et du groupe Venturi, déterminés à faire sauter les verrous de la technologie électrique. Résultat, la Wattman s’impose sans contestation comme la moto électrique la plus rapide du monde.
Derrière les chiffres, il y a ce qui ne se voit pas au premier regard. Le carénage enveloppant, affiné pour fendre l’air comme une lame, a été pensé pour réduire au maximum la traînée, une vraie prouesse signée Sacha Lakic, épaulé par une équipe d’ingénieurs pointus. Pour la version carénée du record du mile départ arrêté, chaque surface, chaque courbe compte pour dompter les turbulences.
L’accélération, la gestion précise de la chaleur, la stabilité à plus de 400 km/h : tout cela repose sur une électronique embarquée taillée sur mesure. Le record du monde ne se gagne pas à la seule force brute ; c’est l’art du dosage entre rendement, refroidissement et grip qui fait la loi.
Dans l’ombre du projet, Jonathan Kendrick, patron de Rokit, a joué un rôle clé. Grâce à son partenariat avec Venturi, le projet a trouvé à la fois les moyens et la structure pour s’imposer. La Voxan Wattman ne se contente pas de dominer les classements. Elle rebat les cartes des motos électriques de très hautes performances et démontre que la vitesse, la vraie, naît d’une maîtrise totale de l’ingénierie, pas seulement d’un chiffre sur une fiche.
Voxan Wattman face aux légendes : records, technologies et secrets de performances
La Voxan Wattman ne se contente pas de s’inviter à la table des mythes : elle les dépasse, les regarde dans les yeux, et les laisse derrière. Aux côtés des monstres sacrés comme la Suzuki Hayabusa ou la Kawasaki Ninja H2R, la moto monégasque impose un nouveau standard, bien au-delà du discours commercial. Là où la fiche technique s’arrête, la réalité du record du mile départ arrêté commence : 456 km/h, chiffre validé par la FIM (Fédération Internationale de Motocyclisme).
Pour éclairer ces écarts, voici quelques exemples concrets issus du palmarès des plus rapides :
- La version carénée confiée à Max Biaggi bénéficie d’une aérodynamique d’orfèvre, conçue par Sacha Lakic et Ryuji Tsuruta, qui enveloppe la machine et la stabilise à des vitesses où la moindre secousse compte.
- Au-delà de la forme, la gestion thermique du moteur, la rigidité du châssis et la finesse du pilotage électronique font basculer la Wattman dans une autre dimension, loin des motos simplement rapides, pour toucher le domaine réservé aux records mondiaux.
| Modèle | Vitesse max atteinte (km/h) | Pilote | Année |
|---|---|---|---|
| Voxan Wattman (carénée) | 456 | Max Biaggi | 2021 |
| Kawasaki Ninja H2R | 400 | Kenan Sofuoğlu | 2016 |
| Suzuki Hayabusa | 312 | – | 1999 |
Vitesse non homologuée FIM
Les prochaines étapes s’annoncent déjà. Les ingénieurs traquent la moindre seconde, peaufinent la moyenne des vitesses sur le mile retour, optimisent la transmission, surveillent la température des batteries. Chaque mise à jour, chaque réglage, chaque échange entre Jonathan Kendrick, Gildo Pastor et les équipes techniques repousse la frontière du possible. Ici, la légende ne s’écrit pas sur une fiche, mais à chaque nouveau défi lancé à la vitesse.


